Cybercriminalité - Que craindre en 2010 ? |
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Attention aux réseaux sociaux Le développement des réseaux sociaux en fait un terrain de chasse idéal pour les cybercriminels. Le fait d'appartenir ou de créer une communauté sur un réseau où l'on connaît chaque membre n'exclut pas qu'une personne malintentionnée vienne s'y greffer. On assiste à des attaques dites de micro-phishing. Un cybermalfaiteur usurpe l'identité d'un membre d'une communauté, il explique ensuite sur le site du réseau qu'il est en voyage et qu'on lui a volé ses papiers, ses cartes de crédit... Aussi demande-t-il qu'on lui envoie un peu d'argent via Western Union. Ça marche bien, paraît-il...
Les gouvernements sont de plus en plus attentifs
Dans l'ensemble des pays industrialisés un effort sans précédent est engagé pour réduire l'impact des incivilités et des délits commis sur le Net. En France, en 2002, la loi de programmation sur la sécurité intérieure comportait un volet comportant des mesures de lutte contre la cybercriminalité. Pour se donner davantage de moyen, une nouvelle version de la loi sur la sécurité intérieure est en préparation. Un nouveau texte (loi Loppsi) étendrait les pouvoirs d'actions de la police et de la justice. Actuellement, aucun article ne permet la captation de données informatiques à l'insu de la personne visée. L'article 706-96 du code de procédure pénale prévoit certes la captation à distance de données informatiques dans le cadre d'enquêtes de criminalité organisée, mais elle est limitée aux images et aux sons.
Un déli d'usurpation d'identité digitale ?
Par ailleurs, ce projet de loi permettrait de créer un délit d'usurpation d'identité sur Internet. La législation française est aujourd'hui complexe, les tribunaux devant s'appuyer sur plusieurs articles de loi pour condamner les fautifs. La nouvelle loi apportera-t-elle les simplifications attendues ? Certains juristes en doute, arguant qu'il n'est jamais bon d'alourdir d'une nouvelle loi un corpus déjà bien lourd. Le débat est ouvert. Il reste qu'aujourd'hui la tendance est générale dans l'ensemble des pays développés de se doter d'un arsenal juridique plus répressif et plus complet pour lutter contre les cybercriminels.
Mais, sans attendre de nouvelles lois, il appartient à chacun de s'informer sur les actions des délinquants de l'Internet et de prendre les bonnes habitudes qui permettent de mettre en défaut la très grande majorité des attaques.
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